17-09-12

Stop à la mafia Electrabel!

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Ils mentent, ils trompent la population, ils falsifient les chiffres et s’assurent ensuite de ne devoir presque rien payer d’impôts sur leurs profits avec leurs amis politiciens. Ils jouent avec la sécurité de la population et défendent sans merci les intérêts des gros actionnaires. Au cinéma, ce seraient des maffiosi crapuleux. Mais dans le cadre d’Electrabel, ce sont des messieurs distingués en costume et de dames en deux-pièces à la mode, gratifiés de titres de noblesse: le baron Albert Frère (actionnaire principal), la baronne Van den Berghe ou encore le baron Vandeputte (tous deux membres du Conseil d’Administration).

Le désastre au Japon nous a confrontés à nouveau aux faits. Electrabel a tout intérêt à ce que les alternatives à l’énergie nucléaire ne se développent pas trop rapidement, histoire de préserver la croissance de leurs profits. La fin du nucléaire annoncée pour 2015 restera lettre morte, et tous les partis politiques traditionnels en portent la responsabilité. Ils n’ont pas libéré à temps les moyens nécessaires au développement de sources d’énergie alternatives.

Il est clair qu’un tel investissement n’est pas à l’ordre du jour dans le secteur privé, toujours en quête de rentabilité à court terme. Cela sera encore à la collectivité de le faire, tout ça pour qu’au final le privé s’approprie les résultats les plus lucratifs. Un gouvernement au service de la population aurait réclamé les profits d’Electrabel - au moins 20 milliards d’euros cette dernière décennie - afin de développer des sources d’énergies alternatives. Dans pareille situation, si Electrabel s’y refusait, il suffirait de passer à son expropriation afin d’orienter la production énergétique vers le service à la population et non celui des actionnaires.

Toutes sortes de propositions circulent afin de mieux faire passer la pilule aux consommateurs confrontés à leurs factures d’énergie. Certains réclament le contrôle des prix, d’autres veulent diminuer la TVA. Certains partis gouvernementaux veulent également instaurer une taxe supplémentaire afin de maintenir l’activité des centrales nucléaires. Tout cela est très positif, mais n’arrange en rien le fait qu’Electrabel engrange des profits monstrueux sur le dos de la population: une diminution de la TVA ne touche pas aux profits, une taxe supplémentaire serait facturée aux consommateurs. Le problème fondamental, c’est la propriété privée de la production d’énergie. Quelles sont les priorités ? La sécurité, la garantie de prix abordables, le respect de l’environnement et des futures générations,… ou de gros profits et dividendes pour une petite minorité ?

Electrabel prend en otage toute la société: les familles, les écoles, les petits indépendants et les services publics comme la SNCB, les TEC,… On se fait tous plumer par cette bande de rapaces. Les politiciens ne se sont jamais opposés à cette démarche, que du contraire, et ce malgré le discours musclé qu’ils tiennent régulièrement. C’est pourtant très simple: ce qui concerne la communauté appartient à la communauté. Nous revendiquons la nationalisation sous le contrôle de la population de tout ce qui touche à la production et à la distribution de l’énergie. La gestion de ces sociétés doit être entre les mains des travailleurs et des consommateurs. Les petits actionnaires pourront être compensés sur base de besoins prouvés. Les grands actionnaires n’ont déjà que trop pillé la communauté. Il est temps de leur arracher des mains ce qui constitue une partie essentielle de notre existence: l’énergie.

Bart Vandersteene

http://polymedia.skynetblogs.be/tag/baron+vandeputte

21:54 Gepost door Jan Boeykens in Actualiteit, facturen, Klachten Electrabel, mafia | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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